Le monde est faux

 

Le monde que vous avez fait est faux ; ne vous dupez pas vous-même à ce propos et n’oubliez pas que c’est ce qu’il est. Tout ce voyage a pour but de défaire vos jugements, vos préférences et vos pensées sur ce qui est bon ou mauvais. « La confiance règlerait tout problème maintenant. » T-26.VIII.2 :3 Vous devez réellement comprendre complètement que vous n’avez aucun problème maintenant. Vous n’avez pas de problèmes relationnels, de problèmes de santé ou de soucis financiers. Gardez votre esprit fixé sur le but du pardon. C’est juste voir que le faux est faux. Tous sont également faux. Afin de vous éveiller vous devez voir que les illusions sont une. Elles semblent prendre de nombreuses formes, mais derrière les apparences, il n’y a qu’une seule erreur. Ne vous faites pas avoir par cette erreur ; ne faites aucune exception. Apprenez juste à donner et n’attendez rien en retour, que ce soit en terme d’argent ou psychologique. Donnez gratuitement comme Dieu donne.

Dans ce monde, cause et effet sont tous les deux séparés et sont inversés. Il y a un trou dans le temps entre la cause et l’effet. Au lieu que ce soit l’esprit qui soit la cause, nous avons des causes apparentes dans la forme, comme dans le physique, où pour chaque action il y a une réaction. Donc pour réparer cela, vous devez ré-inverser l’effet et la cause et ensuite les ramener ensemble. Les inverser, c’est simplement vous souvenir vous-même, par exemple avec la Leçon 5 « Je ne suis jamais contrarié pour la raison à laquelle je pense, » ou la Leçon 281 « Je ne peux être blessé que par mes pensées. » Vous enlevez la cause du monde comme dans : je peux être blessé par les rayons du soleil, ou par une tornade. Tout est une décision et vous avez vraiment le contrôle sur tout dans le cosmos. « L’apprentissage doit conduire par-delà le corps au rétablissement du pouvoir de l’esprit en lui. » T-8.VII.12

Entraînez votre esprit à vous donnez une perspective du monde différente. Le directeur Henri Jaglom a fait un film, « Always », dans lequel il montre que laisser aller les attentes et vivre dans l’instant est le seul chemin pour expérimenter une « fin heureuse. » Une fin heureuse est le pardon, regardant le monde d’une façon complètement différente. Comme la phrase dans la chanson de Jody Ebling «Saint-Esprit regarde ça avec moi, » vous demandez une autre perspective sur le monde, un changement d’esprit. « Ne cherche pas à changer le monde, mais choisis de changer ton esprit au sujet du monde. » T-21.in.1

Il y a une forte sensation d’accomplissement et de contentement à suivre l’Esprit. C’est très intuitif. Vous vous sentez centré, stable, fort ; c’est ce que signifie les humbles hériteront de la terre. Vous renforcez que vous êtes esprit quand vous êtes sans défense. Ça renvoie à la cause et l’effet. Plus vous réalisez que tout est une décision dans l’esprit, plus vous transférez cet entraînement. Vous commencez à remettre en question certaines croyances ordinaires : que la caféine peut vous affecter avant d’aller dormir ; que les rayons ultra-violets du soleil ont des effets sur votre peau. Il y a de nombreuses opportunités. Soyez bien ancré dans la métaphysique à l’avance. Vous devez réaliser que vous avez besoin de pardonner et relâcher ces pensées arriérées, qu’il y a quelque chose dans le monde qui peut vous nuire ou vous causer de la douleur.

Plus vous entrez dans le but de pardon, moins vous vous sentez vulnérable. Regardez Les Règles de Décision « Aujourd’hui, je ne prendrai pas de décision par moi-même. Je peux décider que je n’aime pas ce que je ressens maintenant. Je veux une autre façon de voir cela. » T-30 Regardez votre esprit pour voir si vous pensez que vous devez accomplir quelque chose ou obtenir un certain résultat. Quand vous êtes contrarié, c’est que vous avez pris une décision par vous-même. Une fois, j’avais à prendre une décision et j’ai demandé à Jésus quelle alternative choisir. Il m’a demandé de ne pas poser de question par moi-même. J’ai demandé ce qu’il voulait dire. Il a dit que je demandais « De ces illusions, laquelle je préfère ? » J’avais fixé un résultat dont je pensais avoir besoin pour avoir une journée heureuse.

Parfois la chose que vous fuyez le plus est la chose à laquelle vous devez faire face pour être libre. Le jugement est une tentative de voir quelque chose comme si ce n’était pas dans votre esprit, et c’est une sensation de rejet. Les gens disent : je suis si content de ne pas être comme ça. En fait, ça veut dire qu’ils croient en ça et ils voient juste ça projeté là-bas, au lieu de dans leur esprit. Je dis : «  si vous le repérez, vous l’avez. » Donc c’est un miroir. Quand vous essayez de rejeter quelque chose, ça vous revient dans la figure, c’est une grande opportunité d’apprentissage. Ce n’est pas une chose personnelle. Mais ça continuera de revenir tant que vous n’aurez pas la leçon dans l’esprit. Une fois que votre esprit arrive à une sensation d’intégrité, vous n’recevez plus de ces leçons.

L’ esprit juste, c’est reconnaître que le monde n’a pas quitté l’esprit de celui qui perçoit. Tout est connecté. Le cosmos est votre esprit d’une façon unifiée. Alors vous n’avez plus d’ennemis là dehors. Mais jusqu’à ce que ce point arrive, des leçons de pardon vont surgir et vous montrer que vous croyez encore en vos croyances inconscientes.

Nous avons peur de la vie, pas de la mort. La mort du corps, n’est pas la mort du tout. Tout dans ce monde a une continuité, comme changer de chaîne avec une télécommande. Mais pardonner est un changement significatif. Ça transcende la mort. La résurrection de votre esprit transcende l’égo.

Vous ne pouvez pas juger de la forme. Un esprit guéri se connaît comme étant lui-même l’esprit. Le problème est la perception fragmentée, et la solution est la perception unifiée. L’esprit unifié c’est voir toute la tapisserie comme Une. Jésus dit « ne demande pas à l’Esprit de guérir le corps, mais de guérir votre perception, de la fragmentation vers l’unification. »

L’attraction de la culpabilité est ce qui fait que la maladie semble possible. En un sens, chaque symptôme est sélectionné de l’esprit faux. Ça amène à la volonté de dire « ça ne m’est pas utile. » Jésus dit que l’esprit est celui qui prend les décisions, pas le corps. « Qu’est-ce que cette reconnaissance coûte ? Elle coûte le monde entier que tu vois, car plus jamais le monde ne paraîtra gouverner l’esprit. » M-5.II.3 Ça montre que c’est un problème perceptuel. D’abord, j’hallucine. Ensuite, je juge l’hallucination. Cette une maladie mentale, cette fragmentation. Jésus dit vous vivez de limites et en retranchant quelque chose de la réalité et lui donnant un nom. La maladie, c’est essayer de prendre une part de ce tout, lui donner un nom et faire un tout de ça.

Voici des pensées du Livre d’Exercices d’Un Cours en Miracle, qui rendent le sujet très clair :

« Le nom de Dieu est mon héritage. » LE, Leçon 184

« Tu vis par symboles. Tu as inventé des noms pour chaque chose que tu vois. Chacune devient une entité séparée, identifiée par son propre nom. Par là, tu retranches de l’unité. Par là tu désignes les attributs particuliers et tu la distingues des autres choses en accentuant l’espace qui l’entoure. Tu poses cette espace entre toutes les choses auxquelles tu donnes un nom différent, tous les événements en fonction du lieu et du temps ; tous les corps qui sont salués par un nom.

Cet espace que tu vois distinguant toutes choses les unes des autres est le moyen par lequel la perception du monde s’accomplit. Tu vois quelque chose où il n’y a rien, et tu ne vois rien aussi où il y a l’unité ; un espace entre toutes choses, entre toutes choses et toi. Ainsi tu penses avoir donné la vie dans la séparation. Par cette division tu penses être établi comme unité qui fonctionne avec une volonté indépendante.

Quels sont ces noms par lesquels le monde devient une série d’événements distincts, de choses désunies, de corps gardés à part contenant des fragments d’esprit comme consciences séparées ? Tu leur as donné ces noms, établissant la perception telle que tu la souhaitais. Aux choses sans nom des noms furent donnés, et ainsi une réalité leur fut donnée aussi. Car ce qui est nommé est doté d’une signification et sera alors considéré comme signifiant ; une cause d’effet véritable, avec des conséquences qui lui sont inhérentes.

C’est ainsi que la réalité est faite par une vision partielle, délibérément dressée contre la vérité donnée. Son ennemie est l’entièreté. Elle conçoit des petites choses et les regarde. Et un manque d’espace, un sentiment d’unité ou une vision qui voit différemment, deviennent la menace qu’elle doit vaincre, avec laquelle elle doit entrer en conflit et qu’elle doit nier.

Or cette autre vision reste encore une direction naturelle dans laquelle l’esprit peut canaliser sa perception. Il est difficile d’enseigner à l’esprit un millier de noms étrangers, et des milliers de plus. Or tu crois que c’est ce qu’apprendre signifie ; que c’est son seul but essentiel par lequel la communication s’accomplit et des concepts peuvent être partagés de façon signifiante.

Telle est la somme de l’héritage que le monde attribue. Et chacun de ceux qui apprennent à penser que c’est ainsi accepte les signes et les symboles qui témoignent que le monde est réel. C’est cela qu’ils représentent. Ils ne laissent aucun doute que ce qui est nommé est bien là. Cela peut être vu, tel qu’anticipé. Ce qui nie que c’est vrai n’est qu’une illusion, car c’est l’ultime réalité. C’est folie que de le mettre en question ; c’est une preuve de santé d’esprit que d’en accepter la présence.

Tel est l’enseignement du monde. C’est une phase d’apprentissage par laquelle tous ceux qui viennent doivent passer. Mais plus tôt ils perçoivent sur quoi elle repose, combien ses prémisses sont contestables, combien ses résultats sont douteux, plus tôt ils remettent en question ses effets. Un apprentissage qui s’arrête à ce que le monde enseigne s’arrête en deçà de la signification. À sa juste place, il sert de point de départ d’où un autre genre d’apprentissage peut commencer, où une nouvelle perception peut être gagnée et où tous les noms arbitraires que le monde attribue peuvent être retirés au fur et à mesure qu’ils sont mis en doute.

Ne pense pas que tu aies fait le monde. Les illusions, si ! Mais ce qui est vrai sur la terre comme au Ciel est au-delà de ta dénomination. Quand tu fais appel à un frère, c’est à son corps que tu fais appel. Sa véritable Identité t’est cachée par ce que tu crois qu’il est réellement. Son corps répond à ce par quoi tu l’appelles, car son esprit consent à prendre pour sien le nom que tu lui donnes. Ainsi son unité est-elle deux fois niée, car tu le perçois séparé de toi, et lui accepte ce nom séparé comme sien.

Il serait certes étrange si l’on te demandait d’aller au-delà de tous les symboles du monde, et de les oublier à jamais, tout en te demandant d’assumer une fonction d’enseignant. Tu as besoin d’utiliser les symboles du monde pour un temps. Mais ne te laisse pas tromper aussi par eux. Ils ne représentent rien du tout et durant les exercices c’est cette pensée qui t’en délivrera. Ils deviennent de simples moyens te permettant de communiquer d’une façon que le monde peut comprendre, mais tu reconnais que ce n’est pas l’unité où la véritable communication peut se trouver.

C’est donc que tu as besoin chaque jour d’intervalles durant lesquels l’apprentissage du monde devient une phase transitoire ; une prison de laquelle tu sors dans la lumière du soleil en oubliant les ténèbres. Ici tu comprends, la Parole, le Nom que Dieu t’a donné ; la seule Identité que partagent toutes choses ; la seule re-connaissance de ce qui est vrai. Puis tu retournes dans les ténèbres, non pas parce que tu les penses réelles, mais seulement pour en proclamer l’irréalité en des termes qui ont encore une signification pour le monde que gouvernent les ténèbres.

Utilise tous les petits noms et symboles qui décrivent le monde des ténèbres. Mais ne les accepte pas comme ta réalité. Le Saint-Esprit les utilise tous, mais Il n’oublie pas que la création a un seul Nom, une seule signification et une Source indivisée qui unifie toutes choses en Elle-même. Utilise tous les noms que le monde leur attribue par simple commodité, or n’oublie pas qu’ils partagent le Nom de Dieu avec toi.

Dieu n’a pas de nom. Et pourtant Son Nom devient la leçon finale qui dit que toutes choses ne font qu’un, et c’est à cette leçon que prend fin tout apprentissage. Tous les noms sont unifiés ; tout espace est empli du reflet de la vérité. Chaque fossé est comblé, et la séparation guérie. Le Nom de Dieu est l’héritage qu’Il a donné à ceux qui ont choisi que l’enseignement du monde prenne la place du Ciel. Durant nos exercices, notre but est de laisser nos esprits accepter ce que Dieu a donné comme réponse au pitoyable héritage que tu as fait pour rendre un hommage convenable au Fils qu’Il aime.

Nul ne peut échouer qui chercher la signification du Nom de Dieu. L’expérience doit venir s’ajouter à la Parole. Mais d’abord tu dois accepter le Nom pour toute la réalité, et te rendre compte que les nombreux noms que tu as donné à ses aspects ont distordu ce que tu vois mais n’ont pas du tout interféré avec la vérité. Nous apportons un seul Nom dans nos exercices. Nous utilisons un seul Nom pour unifier notre vue.

Et bien que nous utilisions un nom différent pour chaque aspect du Fils de Dieu dont nous prenons conscience, nous comprenons qu’ils sont un seul nom, qu’Il leur a donné. C’est ce Nom que nous utilisons dans nos exercices. Et par Son emploi toutes les sottes séparations disparaissent qui nous gardaient aveugles. Et la force nous est donnée de voir au-delà de celles-ci. Maintenant notre vue est comblée de bénédictions que nous pouvons donner comme nous les avons reçues.

Père, notre Nom est le Tien. En Lui nous sommes unis à toutes choses vivantes et à Toi Qui es le seul Créateur. Ce que nous avons fait et appelons par de nombreux noms différents n’est qu’une ombre que nous avons essayé de jeter sur Ta Propre réalité. Et nous sommes heureux et reconnaissants d’avoir fait erreur. Toutes nos erreurs, nous Te les donnons, afin d’être absous de tous les effets que nos erreurs semblaient avoir. Et nous acceptons la vérité que Tu donnes, à la place de chacune d’elles. Ton Nom est notre salut et notre évasion de ce que nous avons fait. Ton Nom nous unit dans l’unité qui est notre héritage et notre paix. Amen. » Leçon 184

« Je marche avec Dieu en parfait sainteté » LE. Leçon 156

« L’idée d’aujourd’hui ne fait qu’énoncer la simple vérité qui rend la pensée de péché impossible. Elle promet qu’il n’y a pas de cause à la culpabilité, et qu’étant sans cause elle n’existe pas. Elle suit assurément de la pensée fondamentale si souvent mentionnée dans le texte : les idées ne quittent pas leur source. Si cela est vrai, comment peux-tu être à part de Dieu ? Comment pourrais-tu parcourir le monde seul et séparé de ta Source ?

… Tu ne peux pas parcourir le monde à part de Dieu, parce que tu ne pourrais pas être sans Lui. Il est ce qu’est ta vie. Là où tu es, Il est. Il y a une seule vie. Cette vie, tu la partages avec Lui. Rien ne peut être à part de Lui et vivre.

Or là où Il est, il doit y avoir la sainteté aussi bien que la vie. Il n’est pas un de Ses attributs qui ne soit partagé par tout ce qui vit. Ce qui vit est saint comme Lui, parce que ce qui partage Sa vie fait partie de la Sainteté et ne pourrait pas plus être pécheur que le soleil ne pourrait choisir d’être de glace ; la mer d’être à part de l’eau ou l’herbe de pousser avec des racines suspendues dans les airs.

Il y a une lumière en toi qui ne peut mourir ; dont la présence est si sainte que le monde est sanctifié à cause de toi. Toutes choses qui vivent t’apportent des dons et les déposent avec gratitude et joie à tes pieds. Le parfum des fleurs est le don qu’elles te font. Les vagues s’inclinent devant toi et les arbres étendent leurs bras pour t’abriter de la chaleur et jonchent le sol de leur feuilles devant toi pour que tu marches dans la douceur, tandis que le vent s’apaise jusqu’à n’être qu’un murmure autour de ta tête sainte.

Ainsi opère le salut. Quand tu cèdes le pas, la lumière en toi avance et enveloppe le monde. … Dans la légèreté et le rire le péché disparaît, parce qu’en est vue la désuète absurdité. C’est une sotte pensée, un rêve idiot qui n’effraie pas, ridicule peut-être, mais quel est celui qui gaspillerait un instant en s’approchant de Dieu Lui-même pour une lubie aussi insensée ?

Je marche avec Dieu en parfaite sainteté. J’éclaire le monde, j’éclaire mon esprit et tous les esprits que Dieu a créés un avec moi. » Leçon 156

Pour toujours dans l’Amour

David

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